birbuçuk

Programme Solunum (Respiration) I — 2017–2019
Programme Solunum (Respiration) I — 2017–2019 22 juillet 2017

BIODIVERSITÉ

Diversité écologique, perte d'espèces, politiques de conservation

Participants: Burcu Meltem Arık, Emrah Çoraman, Berin Ertürk, Işık Güner, Kerem Ozan Bayraktar, Ahmet Doğu İpek

Modérateurs: Serkan Kaptan, Yasemin Ülgen, Ayşe Ceren Sarı

Notre deuxième session en tant que projet birbuçuk s'est tenue autour du thème de la biodiversité. 22 juillet 2017, Studio-X Istanbul. Les phrases qui restent de la conversation — ouvertes à la réflexion et à l'usage — ont été retravaillées par nos soins. En prenant les articles académiques comme modèle, nous avons préféré présenter le texte de la session comme une production collective. Les identités des participants sont précisées en début de texte ; pour la fluidité, les voix ont été anonymisées et transformées en parole collective.

REGARDER ET VOIR

Quelqu'un se rend à l'arboretum, à l'autre bout d'Istanbul, rien que pour voir un Ginkgo. Puis un jour, au détour d'une promenade dans le quartier, la découverte : des Ginkgos, juste sous son nez. Ils ont toujours été là. La distance entre regarder et voir peut être aussi grande.

Au cœur de cette conversation sont assises des personnes venues de six disciplines différentes — la conception de jeux, l'écologie des grottes, la diversité agricole, l'illustration botanique, l'art systémique et la conception d'insectes imaginaires. Chacune aborde la biodiversité d'un point de vue différent, mais toutes se heurtent à la même question : avec quelle attention faut-il regarder pour remarquer ce que nous perdons ?

Une personne qui travaille dans l'éducation emmène des enfants dans la nature — non pas pour « enseigner », mais pour « jouer ». Elle a conçu un jeu appelé la Boîte de Découverte Nature : quatre fois par an, selon les saisons, des personnes passent cinq semaines dans leurs propres quartiers à observer, collecter, photographier. Puis elles envoient ce qu'elles ont trouvé à un « ami secret » dans une autre ville — d'Istanbul à Urfa, d'Urfa à Istanbul. Quatre cents personnes participent. Sans jeu, pas d'apprentissage. Mais ce jeu n'a pas d'objectif fixé d'avance ; c'est un processus ouvert aux découvertes inattendues. Chercher des squelettes de feuilles en automne fait découvrir l'humidité et l'écosystème. Qu'un enfant reconnaisse une odeur, sente la texture d'une feuille, voie la couleur d'un champignon — ce n'est pas une connaissance encyclopédique mais une connaissance incarnée.

Sans jeu, pas d'apprentissage.

D'un autre point de vue, quelqu'un qui pratique l'illustration botanique dit la même chose : voir peut s'apprendre. Son travail s'inscrit dans la Flore illustrée de Turquie, un projet qui s'étend sur vingt ans — une vaste archive qui doit compter vingt-huit volumes et neuf mille illustrations. Chaque dessin est lié à un spécimen d'herbier ; chaque nervure foliaire, chaque pétale est rendu avec précision scientifique. La photographie ne peut pas faire cela ; l'illustration peut encoder le détail taxonomique. Mais le plus beau de ce travail se révèle peut-être dans les ateliers : il n'y a aucun prérequis, tout le monde peut participer. Quelqu'un qui dessine une grenade remarque pour la première fois la texture de sa surface. Les personnes qui quittent l'atelier d'aquarelle disent « je vois maintenant des choses que je ne voyais pas avant ». Seulement regarder, et regarder avec patience. Suivre les nervures de la feuille d'une fleur, voir le dégradé de couleur à ses bords. C'est la démocratisation de l'expertise.

Mais le projet Flore a aussi son paradoxe. Une archive de vingt ans, vingt-huit volumes — scientifiquement magnifique, mais qui la lira ? Langage technique, terminologie taxonomique, noms latins. Le projet ouvre de nouvelles voies dans le monde scientifique mais ne touche pas le grand public. Cette tension — l'écart entre une documentation minutieuse et un large accès — est au cœur de tous les débats environnementaux. Il y a aussi le projet sur les orchidées en Chine : face à la surconsommation d'orchidées sauvages, une exposition itinérante a été préparée dans cinq grands jardins botaniques. Des enquêtes ont mesuré les changements de comportement avant et après l'exposition. L'art peut être le vecteur le plus puissant pour transporter le savoir. La documentation des plantes médicinales endémiques du Népal suit une voie similaire : des ressources préparées avec des illustrations et des textes sont distribuées dans différentes régions du pays, changeant la façon dont les populations locales regardent leurs propres plantes. Savoir change le regard.

La différence entre regarder et voir se franchit par l'attention. Et l'attention ne peut être soutenue qu'avec joie.

SYSTÈME, LIMITES, COMPLEXITÉ

On estime qu'il existe en Turquie entre quarante mille et quatre cent mille grottes. Un millier seulement ont été étudiées. Quelqu'un qui vient de la zoologie raconte sa descente, à vingt ans, dans la dixième grotte la plus profonde du monde. La sensation de la découverte. Entrer dans un endroit non cartographié, voir quelque chose que personne n'a jamais vu. Quand on revient dans la même grotte trente ans plus tard, un château de sable laissé par un explorateur tient encore parfaitement debout — la grotte fige le temps.

Mais une grotte est aussi un écosystème fermé. Tout est interconnecté : les chauves-souris sont suspendues au plafond, le guano tombe sur le sol, les bactéries et les moisissures se nourrissent du guano, et les invertébrés des moisissures. Une colonie — trente mille chauves-souris — mange des millions d'insectes chaque nuit. Quand on extrait ce guano, c'est comme si on avait arraché une forêt fermée. Le rétablissement prend cent ans, peut-être plus. Pourtant le guano est commercialisé comme « engrais biologique » ; les grottes sont exploitées comme si elles étaient des mines.

La diversité génétique prend ici un sens critique. Quand le climat change, ce qui survit, c'est ce qui est divers — des individus avec des dotations génétiques différentes peuvent s'adapter à des conditions différentes. Une population homogène, en revanche, peut s'effondrer à un seul goulot d'étranglement. Même la biologie reproductive des chauves-souris le démontre : les femelles peuvent conserver le sperme tout l'hiver et différer la fécondation jusqu'au printemps ; après l'hibernation, alimentation, mise bas, allaitement et migration tiennent en un court laps de temps. La nature a conçu la diversité non pas comme un luxe mais comme une stratégie de survie. La diversité génétique est une assurance : quand les conditions changent, parmi les dotations diverses que porte la population, la mieux adaptée passe au premier plan. La monoculture, en revanche, c'est vivre sans assurance — efficace quand tout va bien, catastrophique au premier goulot d'étranglement.

La biodiversité est un système de connaissance. Plus la diversité est grande, plus les réponses à la perturbation sont nombreuses.

Et si l'intervention humaine était elle-même une perturbation ? Le simple fait d'entrer dans une grotte endommage son écosystème — empreintes, lumière, changements de température. Labourer un champ change la structure du sol. Même dessiner une plante nécessite un prélèvement. Chaque intervention laisse une trace. La seule chose à faire : intervenir en conscience, avec l'impact le plus faible possible. Avec compassion. En entrant dans une grotte, en labourant un champ, en dessinant une plante — savoir que sa trace restera ; mais ne laisser aucune trace n'est pas non plus une option. Vivre, c'est intervenir.

On dit que le patrimoine génétique de tous les bovins Holstein se réduit à neuf taureaux. C'est le signe le plus frappant de l'uniformisation industrielle. Une seule maladie, une seule vulnérabilité génétique, pourrait faire s'effondrer toute la population. La même logique vaut pour les graines, les forêts, les coraux.

DIVERSITÉ INDUSTRIELLE

Le régime alimentaire mondial s'est réduit à dix ou quinze cultures principales. Les variétés locales disparaissent — non pas pour des raisons biologiques mais pour des raisons économiques. Le marché veut des tailles standard, une apparence standard. La pomme Granny Smith est la même partout dans le monde ; mais des centaines de variétés de pommes locales d'Anatolie ne peuvent pas atteindre les étals. Le concombre de Çengelköy est de fait une variété disparue ; les dernières graines ont été trouvées chez un jardinier de quatre-vingts ans, mais elle avait depuis longtemps été « contaminée » par la pollinisation croisée génétique.

Quelqu'un cultive cent quatre-vingts dönüm de terre selon des méthodes naturelles. Des graines ancestrales — transmises de génération en génération, adaptées à ce sol, connues par leurs noms. Mais remonter la piste de ces graines est un travail de détective. Du gombo « sans poils » rapporté des Pays-Bas circule de main en main comme variété locale. Les variétés brevetées portent des marqueurs génétiques ; une fois qu'elles sont semées, ce marqueur persiste de génération en génération. L'accès aux banques de semences est limité, les portes institutionnelles sont fermées. Le commerce de graines peut être considéré comme criminel. La distinction entre génie génétique et sélection classique se brouille aussi. Sans même le savoir, on se retrouve à utiliser du matériel génétique appartenant à quelqu'un d'autre.

Une graine n'est pas seulement une plante — c'est un porteur de connaissance. Dans cette graine se trouve l'expérience de générations : quel sol elle préfère, quand elle est plantée, comment elle est récoltée.

Les réseaux d'échange de graines des femmes rurales sont en fait un système de connaissance vivant. Chaque femme conserve des graines de son propre jardin, les échange avec sa voisine, les transmet à sa fille. Quand ces réseaux sont brisés — quand les jeunes partent pour la ville, quand les supermarchés atteignent le village, quand les graines prêtes à l'emploi deviennent bon marché — ce n'est pas seulement la diversité végétale qui s'effondre mais le tissu de relations qui portait cette diversité.

Il n'existe pas d'inventaire complet des plantes comestibles de Turquie — une ressource comme la Flore n'a pas encore été produite pour la diversité agricole. Les instituts de recherche agricole faisaient autrefois ce travail ; maintenant soit ils ont été fermés, soit leurs archives sont scellées. On s'efforce de documenter les variétés fruitières locales de Muğla en voie de disparition, mais c'est la résistance d'une poignée de personnes contre la standardisation du marché.

NOYERS ET RÊVES

Des noyers centenaires et bicentenaires sont abattus en Anatolie du Sud-Est. Leurs troncs deviennent des plateaux de table d'une seule pièce — d'élégantes tables de salle à manger. Une visite d'artiste dans l'une de ces usines : un entrepôt plein de « cadavres de noyers ». Les racines jetées, l'artiste les sauve et les transforme en objets d'art. Mais l'ampleur du problème est terrifiante : au rythme actuel, dans un ou deux ans, il ne restera peut-être plus de noyers dans la région. La qualité du bois de noyer est la plus élevée dans les régions arides — grain plus serré, motif plus beau. Cette qualité en fait la cible de l'industrie : crosses de fusils, manches de couteaux, mobilier de luxe. Plus l'arbre est vieux, plus il est précieux — et plus il est irremplaçable.

L'artiste a passé dix-sept ou dix-huit ans de sa vie dans un village de douze foyers. Élevage, connaissance du sol, gestion de l'eau, maçonnerie, taille des arbres, fabrication du fromage — tout appris par le vécu. Puis vint le départ pour la ville, vécu « comme aller sur Mars ». Aujourd'hui, plus rien de tout cela ne fait partie de sa vie. Les mains de son père portent la marque du labeur — les siennes sont douces. L'effacement de ce savoir est irréversible, même si la pratique reprenait. Le savoir incarné — ce que les mains se rappellent, ce que les yeux reconnaissent, ce que les poumons savent — ne peut pas s'apprendre dans les livres. Passer dix-huit ans dans un village de douze foyers produit une expertise différente de dix-huit ans à l'université. Et quand la première est perdue, la seconde ne peut pas la compenser. L'artiste dessine des paysages urbains dystopiques : deux ou trois cents immeubles fondus en une seule masse, sans humains, sans animaux, sans sol. C'est une façon de peindre ce que l'on ressent en arrivant à Istanbul — « comme aller sur Mars ».

J'ai beau être quelqu'un de bien, je fais du tort. Le zéro, ça n'existe pas.

De la même main naissent des insectes imaginaires — des espèces anatomiquement convaincantes mais inexistantes. À partir de photographies macro de vrais insectes, l'artiste absorbe le détail, le transforme, le recombine. Mettre des espèces imaginaires à la place de celles qui vont disparaître est peut-être une forme de deuil. Et un projet à venir : un catalogue de spécimens de vingt ou trente insectes imaginaires, accompagné de récits de fiction. Documenté comme si c'était réel — une histoire naturelle de ce qui n'existe pas. Perte et imagination, les deux faces d'une même médaille.

LA DIVERSITÉ DANS NOTRE ASSIETTE

Pourquoi devons-nous protéger la biodiversité ? La réponse la plus simple est fonctionnelle : les systèmes diversifiés sont plus résilients, les systèmes homogènes s'effondrent. Certaines grandes famines de l'histoire ont été la conséquence de la monoculture. Mais il y a une question plus profonde : protégeons-nous la biodiversité uniquement parce qu'elle nous est utile ?

L'espèce humaine, c'est la dernière seconde des vingt-quatre heures de l'histoire de la vie sur Terre. Mais en cette seule seconde, le taux d'extinction des espèces a atteint le niveau le plus élevé jamais observé. Le sentiment que « le monde disparaît » est une angoisse occidentale ; pour les peuples colonisés, le monde a déjà pris fin il y a cinq cents ans. Même les gens de Göbekli Tepe ont dû sentir leur monde changer. Le changement est constant ; mais la vitesse est nouvelle. Et l'anxiété de la « fin du monde » est vécue très différemment selon la géographie : ceux qui expriment le plus fortement cette anxiété aujourd'hui sont généralement ceux qui seront les derniers à être affectés.

En tant qu'humanité, nous sommes une seule seconde. Mais dans cette seconde, nous effaçons le savoir accumulé de milliards d'années.

Et voici le paradoxe : dessiner une fleur, c'est aussi intervenir. Entrer dans une grotte pour l'étudier, tout autant. Un agriculteur qui conserve des graines fait aussi un choix — quoi garder, quoi laisser partir. Nous ne pouvons pas regarder la nature « de l'extérieur » parce que nous sommes à l'intérieur du système. La seule chose que nous puissions faire est d'être conscients de cette intervention. Non pas la culpabilité, mais la conscience.

La question des droits s'élargit : les droits des enfants syriens, les droits des animaux, les droits à l'eau, les droits à la terre. Quand nous utilisons le langage des droits, nous établissons en fait une relation morale — nous attribuons personnalité, agentivité, au non-humain. C'est une projection, oui ; mais une projection avec des conséquences réelles. Quand vous attribuez des « droits » à un cours d'eau, vous créez un fondement juridique pour le protéger. Alors qu'Edward O. Wilson propose de protéger la moitié de la Terre, Emma Marris soutient que cela crée une fausse distinction qui sépare les humains de la nature. Peut-être que les deux ont raison : il faut à la fois protéger le lointain et apprendre à connaître la nature proche — le Ginkgo dans votre propre quartier.

EXPERTISES, JEUX ET RÊVES

Un terrarium — un petit monde vivant à l'intérieur d'un bocal en verre scellé — ressemble à une grotte en miniature. La plante à l'intérieur produit sa propre humidité, respire son propre oxygène, accomplit son propre cycle. Mais dès qu'on ouvre le couvercle, l'équilibre est rompu. Quand l'échelle change, ce qui est visible change aussi : à l'échelle micro, la ramification d'une nervure de feuille suit le même motif que la ramification d'un delta fluvial à l'échelle macro. Il y a un miroir similaire entre la variation dans les produits industriels et la diversité biologique. La différence, à chaque échelle, est la propriété fondamentale du système. Quelqu'un qui tient un blog essaie de raconter l'évolution des plantes dans une langue qui ne requiert aucune connaissance spécialisée — pourquoi la feuille de monstera a des trous, comment les plantes se reproduisent, comment fonctionne un terrarium. Construire un pont entre recherche et récit, maintenir la précision scientifique tout en suscitant l'enthousiasme. Ses projets artistiques font des animaux et des objets des « agents » qui rendent étranges les rituels quotidiens — pour faire voir l'habituel.

Alors, où se situe l'expertise ? Une Flore de vingt-huit volumes, neuf mille illustrations — c'est l'œuvre de spécialistes. Mais qui, dans un atelier, voit vraiment une grenade pour la première fois possède aussi une expertise : celle de sa propre expérience. Qu'un enfant reconnaisse un champignon à son odeur, c'est aussi une expertise. La question n'est pas de séparer ces expertises les unes des autres mais de les relier.

Entre un enfant qui reconnaît l'odeur d'une feuille et un botaniste qui fait une identification d'espèce, il n'y a pas de hiérarchie mais une continuité.

Le Titan Arum — l'une des plus grandes fleurs du monde — sent la charogne. Parce qu'il a besoin d'attirer des mouches à charogne pour la pollinisation. Magnifique en photographie ; son odeur fait fuir tout le monde. Nous romantisons la nature, mais la nature n'est pas romantique ; elle est fonctionnelle. Le gouffre entre les jardins Instagram et les vrais champs se trouve aussi au cœur du débat sur la biodiversité.

Et c'est peut-être là la différence la plus frappante de toutes : le gouffre entre le regard que porte sur la biodiversité quelqu'un qui a vécu au village le poids du labeur, et celui de quelqu'un qui, en ville, regarde un documentaire sur la nature. Le premier sait que travailler la terre est extrêmement dur, que vivre avec des animaux est très difficile. Le second sait que la verdure est belle, que la nature apporte la paix. Les deux ont raison ; mais traduire entre les deux — comme dans la session sur l'eau — est peut-être le travail le plus difficile de tous. La vie rurale n'est pas romantique : utiliser des machines, appliquer des pesticides, lutter contre des problèmes d'infrastructure, user le corps. Sans voir cette réalité, rêver de verdure, c'est la facilité. Mais dans ces rêves il y a aussi une vérité : aspirer à ce qui a été perdu, c'est au moins être conscient de la perte.

La pression démographique nécessite des infrastructures — routes, hôtels, barrages. Ce n'est pas un complot ; c'est la conséquence fonctionnelle de la migration. Mais elle détruit un paysage irremplaçable. La transformation de la vallée du Çoruh le démontre : les demandes du tourisme et de l'habitat effacent la singularité de la vallée.

Les Ginkgos ont toujours été là. À mesure que nous apprenons à regarder, nous verrons. Mais voir ne suffit pas ; toucher, sentir, jouer, perdre et faire son deuil sont aussi nécessaires. La biodiversité, c'est la vie elle-même. Et la vie englobe le jeu, la découverte, la perte, le deuil et le recommencement. Le château de sable dans la grotte peut rester intact pendant trente ans ; mais dehors, dans notre monde, rien n'attend. Ni les graines, ni les noyers, ni les colonies de chauves-souris, ni le savoir des femmes rurales. Avons-nous le temps ? Nous ne savons pas. Mais nous pouvons commencer à regarder — à vraiment regarder.